A l'origine du conflit, la volonté de Tom Enders de déplacer une partie des fonctions du siège de Paris et de Munich vers Toulouse. Des postes de direction et de recherche et de développement seraient concernés.

La région de Bavière a été la première à critiquer cette orientation stratégique.
A présent, le gouvernement fédéral pointe du doigt la décision de Tom Enders, lui reprochant dans une lettre de ne pas bien défendre les intérêts économiques et industriels de l’Allemagne. Le fait que l’activité des usines allemandes n’ait pas été renforcée est même qualifiée d’"inacceptable" par Peter Hintze, coordinateur de l'Allemagne pour le secteur aérospatial. Ce dernier appelle à un "renversement de la tendance".

EADS préparerait en réponse à cette récrimination une réorganisation financière de manière à être moins dépendant de l'Etat allemand.
Le groupe pourrait en cela se passer de 500 millions d’euros destinés à aider au développement de l’A 350 en puisant dans sa trésorerie qui s’élève à 11,4 milliards d’euros.

Cette moindre dépendance est décidée dans un contexte de changement capitalistique. L’Etat allemand devant racheter 7,5% du capital d’EADS a Daimler.