Iberia « lutte pour sa survie ». Son directeur général, Rafael Sanchez-Lozano, a employé des mots forts vendredi pour justifier son plan de restructuration et la suppression annoncée de 4500 postes au sein de la compagnie, soit un quart des effectifs.

Iberia, alliée de British Airways au sein du groupe IAG, « n'est rentable sur aucun de ses marchés. Nous devons prendre des décisions difficiles maintenant, pour sauver la compagnie et la faire revenir à la rentabilité », a ajouté M. Sanchez-Lozano.

A l’instar d’autres compagnies européennes, Iberia souffre de la concurrence des compagnies à bas coût, qui ont investi le marché espagnol ces dernières années, et de la cherté du baril. A cela s'ajoute le contexte de récession en Espagne et un climat social tendu, qui a débouché sur de nombreuses journées de grèves des pilotes depuis le début de l'année. La compagnie perd 1,7 million d'euros par jour, affirme le directeur général. Au troisième trimestre, sa perte d’exploitation s’est montée à 253 millions d’euros, entraînant les comptes de sa maison-mère (IAG) dans le rouge.

Le groupe a fixé au 31 janvier 2013 la date limite pour parvenir à un accord avec les syndicats sur ce plan de restructuration et prévient que « si aucun accord n'est obtenu, des suppressions plus lourdes et une réduction plus radicale de la taille des opérations d'Iberia auront lieu ».

Outre les suppressions de postes, le plan de restructuration prévoit une réduction de 15% des capacités d'Iberia qui se focalisera sur les liaisons les plus rentables et la diminution du nombre de ses avions de 25 unités.

A la Bourse de Londres, le titre IAG grimpe de 1,7% suite à ces annonces. A Paris Air France-KLM grapille 0,2%. La compagnie franco-néerlandaise a récolté au troisième trimestre les premiers fruits de son plan Transform 2015, qui prévoit notamment la suppression de 5100 postes (10% de l’effectif).