Ce sera peut-être le mariage de l’année aux Etats-Unis. Jeudi 14 février, les compagnies American Airlines et US Airways ont annoncé leur fusion qui va donner naissance au numéro un américain de l'aviation. Le nouvel ensemble pèsera 11 milliards de dollars en Bourse et affichera un réseau de 336 destinations autour neuf plaques tournantes (hubs). Son siège sera situé à Dallas-Forth Worth, au Texas.

Ce rapprochement était nécessaire pour American Airlines placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites en novembre 2011. Il conclut un cycle de consolidation du secteur aérien américain, qui a vu ces dernières années la fusion de Delta Airlines et Northwest Airlines, de United Airlines et Continental Airlines, et de Southwest Airlines et Airtran. En Europe, British Airways a notamment fusionné avec la compagnie espagnole Iberia pour former IAG, Air France s'est rapprochée de la néerlandaise KLM et l'allemande Lufthansa a racheté Swiss, Austrian et Brussels Airlines.

Ensemble, American et US Airways afficheront une flotte d'environ 1.530 appareils et un chiffre d'affaires combiné de 38,7 milliards de dollars en 2012, légèrement supérieur à ceux de United Continental (37,15 milliards) et Delta (36,7 milliards), les deux autres poids lourds du secteur. En termes de chiffre d’affaires, elle devrait être au coude à coude avec Lufthansa.

L’opération sera structurée uniquement en actions. Les créanciers d'American Airlines détiendront à l'issue de l'opération environ 72% de l'entité combinée, tandis que ceux d'US Airways recevront le solde. L'actuel PDG d'US Airways Doug Parker deviendra directeur général du nouveau groupe, qui gardera le nom d'American Airlines.