Ciel dégagé pour Airbus. L’avionneur européen a réalisé en 2013 la meilleure performance commerciale de son histoire, faisant tomber de nouveaux records dans une industrie aéronautique en plein boom. La branche civile du groupe a livré 626 appareils en 2013 et engrangé 1500 nouvelles commandes, étoffant un peu plus son carnet d’ordres qui se monte désormais à 5559 appareils, pour une valeur totale d’environ 800 milliards de dollars (prix catalogue). Cela représente huit années de production !

Si Airbus peut pavoiser, Boeing n’a pas démérité avec 648 livraisons et 1355 commandes en 2013. Même si les prises commandes de l’américain sont nettement inférieures à celles d’Airbus, leur valeur pourrait être similaire, Boeing vendant davantage de gros porteurs, plus chers.

« La tendance des clients à opter pour des appareils de plus grande capacité dans tous les segments (A321, A330-300, A350-1000 et A380) génère des résultats positifs en termes de recettes et renforce la position de leader d’Airbus, tant sur le marché des monocouloirs que sur celui des gros-porteurs », souligne d’ailleurs Airbus qui a presque réussi à rattraper son retard sur le segment long courrier avec la montée en puissance de son A350 XWB. Cet appareil de nouvelle génération, économe en carburant, doit être mis en service au quatrième trimestre 2014. Il totalise déjà plus de 800 commandes, contre plus de 1000 commandes pour le 787 Dreamliner de Boeing (déjà en service). Côté monocouloirs, Airbus mise sur l’A320neo qui effectuera son premier vol cette année.

Malgré la concurrence qui s’annonce impitoyable avec Boeing, Airbus a augmenté ses prix de 2,6% en moyenne au 1er janvier. « Nos nouveaux prix 2014 reflètent la valeur inégalée de nos appareils avancés et économes en carburant », a commenté John Leahy, Chief Operating Officer Customers d’Airbus.

Vers 16h40, le titre avance de 0,8% sur un marché en hausse de 0,3%.