En matière d’hélicoptères aussi, Airbus chasse sur les terres des américains. Le groupe a signé lundi à Séoul un contrat d’une valeur d’1,5 milliard d’euros portant sur le développement et la fabrication de plus de 300 hélicoptères civils et militaires pour le marché coréen. Le contrat prévoit également la création d’une coentreprise avec le groupe Korea Aerospace Industries (KAI) afin d’exporter d’autres exemplaires sur le marché mondial.

Au total Airbus table sur la vente de 600 appareils dans le cadre de ce partenariat, soit un revenu de « plusieurs milliards d’euros » au cours des vingt prochaines années. L’appareil civil, le LCH (Light Civil Helicopter), sera développé sur la base de l’EC155 B1, toute dernière version du Dauphin et servira de base pour le développement par KAI d’un dérivé militaire léger, le LAH (Light Armed Helicopter). Les premières livraisons du LCH sont attendues en 2021 tandis que le et LAH doit entrer en service en 2022.

Avec ce contrat Airbus Helicopters renforce sa présence en Corée du Sud, pays encore considéré comme la chasse gardée des Etats-Unis. Le groupe été préféré à ses concurrents américain Bell et anglo-italien AgustaWestland. «Ce contrat arrive au bon moment pour Airbus Helicopters qui a besoin de consolider sa place de leader sur le marché civil, notamment vis-à-vis de Bell et AgustaWestland, et de regonfler son carnet de commande militaire», après la réduction par la France et l’Allemagne de leurs commandes de Tigre, a indiqué à l’AFP Stéphane Albernhe, expert aéronautique au cabinet de conseils Archery strategy consulting.

Après une hausse de 7% la semaine dernière, le titre Airbus stagne ce lundi à la bourse de Paris.