Le suspense sur le rapprochement entre Safran et Zodiac Aerospace touche-t-il à sa fin ? La cotation des titres a été suspendue mardi à la demande des deux entreprises qui doivent publier un communiqué dans la journée. Celui-ci concernera vraisemblablement le projet de fusion annoncé en janvier mais qui est aujourd'hui entouré de nombreuses interrogations suite aux mauvais résultats publiés par Zodiac Aerospace.

Ce dernier a publié fin avril des résultats trimestriels en baisse, encore fortement impactés par les difficultés opérationnelles de sa branche Equipements intérieurs. Ces résultats ont conduit le président du directoire Olivier Zarrouati à remettre son mandat au conseil d'administration qui l'a cependant chargé de finaliser les discussions avec Safran. Mais le groupe examine également un scénario alternatif, en cas d'échec des discussions, afin de permettre à l'entreprise de continuer à voler de ses propres ailes. "Le rapprochement avec Safran reste notre scénario prioritaire", a précisé Olivier Zarrouati.

De son côté le fonds activiste TCI, actionnaire des deux groupes qui combat sans relâche le projet de fusion, a réclamé son abandon, jugeant surévaluée l'offre de 8,55 milliards d'euros (29,47 euros par action) qu'avait proposée Safran le 19 janvier aux actionnaires de Zodiac.

Pour Deutsche Bank, il faut s'attendre à une révision à la baisse de cette offre, aux alentours de 26,5 euros par action, ce qui resterait un prix acceptable par les actionnaires de Zodiac Aerospace. "La structure du marché final et les facteurs de la demande seront toujours porteur à moyen terme", souligne le bureau d'études dans une note publiée début mai.

En baisse de 0,5% ce matin avant sa suspension, à 22,9 euros, le titre Zodiac Aerospace pourrait descendre plus bas en cas d'abandon pur et simple du projet de fusion ou au contraire rebondir si un compromis est trouvé.