Boeing a publié des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre et relevé dans la foulée ses prévisions pour l'ensemble de l'année. Le bénéfice net trimestriel est ressorti à 1,76 milliard de dollars, contre une perte de nette de 234 millions de dollars au deuxième trimestre 2016, qui avait été grévé par une lourde charge de 2 milliards liée aux programmes 787, 747 et à l'avion ravitailleur KC-46.

Le titre a ouvert en hausse de plus de 7% mercredi à Wall Street, permettant au Dow Jones d'atteindre un nouveau record de 21 725 points. En hausse de près de 40% depuis le début de l'année, Boeing est, de loin, le principal contributeur à la performance de l'indice des valeurs industrielles sur la même période (+10%).
L'amélioration spectaculaire des profits du groupe au deuxième trimestre est en partie due au fait qu'il a payé moins d'impôts, avec un taux d'imposition de 28,7% contre 51,1% à la même période un an plus tôt.

Le constructeur aéronautique a en outre fortement réduit ses coûts (-14%) via notamment des réductions d'effectifs (-6.000 postes depuis janvier, soit environ 4% de ses effectifs totaux). En un an, la marge opérationnelle est ainsi passée en de 5,6% à 10% dans la division aviation commerciale. Boeing indique vouloir poursuivre ces économies et gagner en efficacité afin, explique-t-il, de mieux rivaliser avec Airbus, qui domine le segment du moyen-courrier. Cela passe notamment par l'automatisation de plus en plus de tâches dans ses usines.

Cependant Boeing choie ses actionnaires. Le groupe a décidé de porter son programme de rachat d'actions et de dividendes à 10 milliards de dollars pour l'année en cours, contre un précédent objectif de 6,5 milliards. Il a également relevé son objectif de bénéfice par action, désormais compris entre 9,80 et 10$ contre 9,20 - 9,40$ auparavant.