Au deuxième jour de la visite de Donald Trump en Chine, l'avionneur américain a officialisé une commande de 300 appareils de la part la China Aviation Supplies Holding Company (CASC), un organisme d'Etat qui acquiert les appareils pour le compte de compagnies chinoises.

La commande est estimée à 37 milliards de dollars au prix catalogue. Elle se rapproche du record établi par Boeing en 2015, déjà en Chine, avec un contrat de 38 milliards au prix catalogue.

Le groupe a cependant refusé de donner les détails sur la destination de ces 300 appareils, si bien que le chiffre pourrait comprendre des commandes déjà annoncées et simplement confirmées à l'occasion de la visite de Donald Trump dans le pays.
Toujours est-il que dans le match qu'il livre chaque année avec Airbus, Boeing a pris un sérieux avantage. Avant ce méga-contrat l'américain pointait à 538 commandes nettes depuis le 1er janvier, contre 288 pour Airbus, grâce notamment au succès des nouvelles versions de ses long courrier 737 et 777.

Airbus, qui avait prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à une année aussi faste qu'en 2016 en termes de commandes, se concentre sur les livraisons avec un objectif de 700 appareils sortis d'usine d'ici la fin de l'année. Il pourrait également tenter de sauver la face lors du salon du Dubaï qui s'ouvre ce dimanche (12-16 novembre). D'après l'agence Reuters, le groupe serait tout proche d'un accord avec la compagnie dubaïote Emirates pour la vente de plus de trente A380, ce qui représenterait une commande d'au moins 12 milliards d'euros au prix catalogue. Ce serait également une bouffée d'oxygène pour le très gros porteur qui n'a pas enregistré de commande depuis deux ans.

Vers 16h30, le titre Airbus recule de 1,5% sur un marché parisien en baisse de 1,2% tandis que Boeing cède 0,5% dans les premiers échanges à New York.