Du dimanche 17 au jeudi 21 octobre 2010, a lieu le Salon international de l'agroalimentaire (Sial) au parc des expositions de Villepinte. L'édition 2010 rassemble 5 700 exposants dont 80% d'origine étrangère, recouvrant 19 secteurs produits et filières alimentaires. Près de 150 000 visiteurs (professionnels de la distribution, la restauration, l'agroalimentaire) sont attendus pour cette année en provenance de 185 pays.

Ce salon est destiné à présenter les dernières innovations, recherches, les nouveaux goûts, mélanges et textures alimentaires, en bref ce qu'on pourra trouver dans les assiettes de demain. Le concept de «naturalité» semble désormais préféré à celui de l'alimentation santé (qui ne passe pas pour autant à la trappe), afin de ne pas oublier la notion de plaisir du consommateur dans son alimentation. La «naturalité» pourrait se traduire par moins de sel dans les aliments et davantage de bio, de produits de saison.

Après avoir traversé la crise en 2009, les deux axes sur lesquels l'industrie agroalimentaire souhaite travailler cette année sont l'innovation et l'export. Avec 985 produits nouveaux, le Sial 2010 présente une hausse de plus 25% de ses produits nouveaux par rapport à 2008.

D'un point de vue économique, le ministre de l'Alimentation, Bruno Le Maire, a indiqué ce dimanche à la presse qu'il souhaite que l'industrie agroalimentaire française retrouve sa place de leader mondial en termes d'exportation. «L'industrie agroalimentaire française a longtemps été entre la première et la deuxième place, puis elle est descendue à la troisième. Aujourd'hui elle est au 4e rang mondial, il faut reconquérir cette première place», a annoncé le ministre.

Selon le ministre, l'une des faiblesses de l'industrie agroalimentaire française est d'être composée essentiellement de «petites entreprises», qui n'ont pas la taille suffisante pour exporter et que «la France manque de leaders de taille mondiale». Il y a «besoin d'un effort collectif», a souligné Bruno Le Maire.

Cette année, le Sial va accueillir une conférence organisée par l'Ania (Association nationale des industries agroalimentaires) : les «Premières rencontres économiques de l'agroalimentaire» qui vont faire un tour d'horizon des stratégies à adopter d'ici à 2015.