Le groupe français Lactalis (marques Président, Bridel, Lactel) n'a pas pu rentrer au capital de Yoplait, qu'à cela ne tienne, il a pris une participation de 11,4% dans le groupe alimentaire italien Parmalat la semaine dernière, devenant ainsi son premier actionnaire. Toutefois, plusieurs groupes italiens se sont montrés prêts à se mobilier pour s'assurer que Parmalat reste sous contrôle italien.

En tant qu''actionnaire industriel de référence', Lactalis souhaite ainsi 'accompagner le développement' du groupe italien, mais aussi siéger au conseil d'administration de Parmalat. Le groupe français voudrait mettre en place 'un projet qui permettrait aux deux groupes, tous deux leaders dans le secteur alimentaire, d'offrir une gamme complète de produits dans les industries laitières'.

Lactalis est déjà présent en Italie à travers la marque Galbani qu'il a rachetée en 2006. Néanmoins, le français ne semble pas vraiment le bienvenu au capital de Parmalat. En effet, le gouvernement italien a indiqué vendredi qu'il envisageait des mesures pour protéger les entreprises stratégiques italiennes.

D'autre part, le groupe agroalimentaire italien Ferrero et la banque italienne Intesa Sanpaolo ont fait savoir qu'ils pourraient apporter leur soutien à un projet industriel solide pour Parmalat. 'Dans le cas de Parmalat, le groupe Ferrero envisage d'un bon oeil une solution industrielle italienne', a indiqué Ferrero à Reuters.

Dans le cadre de la cession de 50% de Yoplait par PAI Partners, Lactalis avait fait une offre de rachat qui a été rejetée. Les rapports complexes entre la coopérative laitière Sodiaal, qui détient les autres 50% dans Yoplait, et Lactalis n'ont pas favorisé une éventuelle opération. C'est finalement le groupe américain General Mills qui est en négociations exclusives pour entrer dans le capital de Yoplait.