Les filiales du groupe français Belvédère, et son dirigeant, pourraient se voir infliger des amendes par l’Autorité des marchés financiers (AMF), rapporte La Tribune. Le collège de l’AMF aurait réclamé des amendes allant jusqu’à 1 million d’euros pour défaut d'information du marché sur des rachats d'actions et manipulation de cours.

Selon le quotidien économique, l’AMF devrait se prononcer sur deux éléments. Il s’agirait d’une part, d’un défaut d'information du marché sur les rachats d'actions opérés par le groupe de vins et spiritueux entre 2006 et 2009, et d'autre part, d’une manipulation de cours reprochée au PDG Jacques Rouvroy, qui est intervenu massivement à l'achat sur les titres Belvédère entre juillet 2008 et mars 2009 par l'intermédiaire des comptes de ses filiales.

Le collège de l’AMF aurait réclamé 20 000 euros à l'encontre de chaque société du groupe, et contre Jacques Rouvroy 100 000 euros pour fausse information et 1 million d'euros pour manipulation de cours, d’après le journal.

Le dirigeant de Belvédère aurait, de son côté, reproché à l’AMF de ne pas avoir suspendu la cotation du titre tout au long de la période de sauvegarde de Belvédère, ce qui l'aurait contraint à procéder à des rachats massifs pour soutenir le titre.

Ce vendredi vers 11h15, la valeur Belvédère reculait de 1,08%, à 61,14 euros, dans un marché parisien en progression de près de 1%.