Dans le cadre de son plan d'austérité, le gouvernement français a l'intention d'instaurer une taxe sur les boissons à sucre ajouté (sodas), ce qui n'a pas manqué de soulever une vague de protestations dans le secteur agroalimentaire. Ce jeudi matin, le producteur de boissons sans alcool Coca-Cola avait même indiqué vouloir 'réévaluer' un investissement qu'il comptait faire en France.

L'investissement de 17 millions d'euros prévu en 2012 dans son usine des Bouches-du-Rhône, aux Pennes-Mirabeau, 'n'est pas annulé mais il doit être réévalué dans le contexte d'incertitude créé par la taxe', avait annoncé le groupe. Ces déclarations ont provoqué de vives critiques, qualifiant parfois même la démarche de 'chantage'.

Cependant, il s'agirait d'une 'erreur de communication', selon Hubert Patricot, président de Coca-Cola Entreprise en Europe, interrogé sur LCI. 'Nous sommes une entreprise responsable, nous continuerons à investir en France', a affirmé le dirigeant.

'Nous entendons ainsi protester symboliquement contre une taxe qui sanctionne notre entreprise et stigmatise nos produits', avait pourtant expliqué Coca-Cola auparavant, tout en réaffirmant 'son opposition vigoureuse à toute forme de stigmatisation des boissons sucrées et à leur assimilation à d'autres catégories de produits tels que le tabac'.

Cette taxe devrait rapporter 120 millions d'euros de recettes supplémentaires pour la Sécurité sociale et entrer en vigueur le 1er janvier 2012, selon le gouvernement.