Dans le cadre de son plan d'austérité, le gouvernement français a annoncé progressivement cet été plusieurs mesures possibles pour renflouer les caisses de l'Etat. L'instauration d'une taxe sur les sodas à sucre ajouté a notamment été évoquée dès la fin août.

Cette taxe sur les sodas pourrait être renforcée par rapport aux prévisions initiales. 'On envisage une augmentation qui ne pourrait pas être supérieure au doublement', a indiqué ce mercredi la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, à la sortie du conseil des ministres. Cette mesure devrait rapporter environ 120 millions d'euros de recettes supplémentaires, soit 240 millions d'euros en 2012.

Initialement, cette taxe ne concernait pas les sodas 'light' ou les jus de fruits. Mais, selon un projet d'amendement du député UMP Bernard Reynès, l'ensemble des boissons sucrées et aux édulcorants, y compris les sodas 'light' ou la bière sans alcool, pourraient finalement être concernés, rapporte Europe 1.

Au final, la taxe sur les sodas pourrait représenter un renchérissement d'un à deux centimes d'euro par canette de 33 centilitres. Cette taxe pourrait en partie financer une diminution du coût du travail permanent dans le secteur agricole afin de le rendre plus compétitif. Nicolas Sarkozy devrait aborder le sujet de cette taxe la semaine prochaine dans le cadre d'un déplacement dans la Creuse.

Lors de l'annonce du projet de cette taxe, le secteur agroalimentaire a réagi avec de vives critiques. L'Association nationale des industries alimentaires (Ania) avait notamment qualifié 'd'inacceptable' le référence à la lutte contre l'obésité pour justifier cette taxe. Dans sa nouvelle version, cette dernière ne devrait plus faire allusion à l'obésité.