Richard Girardot, le patron de Nestlé France, est remonté contre les distributeurs français. Dans une interview au Figaro daté de mardi, il dénonce les méthodes de négociation des centrales d’achat, ces organisations regroupant plusieurs grandes surfaces qui imposent leurs prix aux producteurs.

Les négociations tarifaires entre distributeurs et groupes agroalimentaires pour l’année 2015 se sont achevées le 28 février dernier. A ce sujet, Richard Girardot évoque des « marges écrasées » et « une situation où le commercial se retrouve à 23 heures à attendre dans un box, soumis à une pression digne d'une garde à vue ».

« Nous avons écrasé nos marges pour continuer d'être référencés chez les distributeurs » qui « sont revenus nous mettre la pression toute l'année », ajoute-t-il. Cette pression est d’autant plus forte que les grandes enseignes de distribution se regroupent sein de centrales toujours plus puissantes (Auchan/Système U et Casino/Intermarché, notamment). Saisie en novembre du sujet par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron et par la Commission des affaires économiques du Sénat, l’Autorité de la concurrence. avait promis de rendre un avis « au cours du premier trimestre 2015 », qui s'achève aujourd’hui. « Cela fait sept mois que les premiers rapprochements entre centrales d'achat ont été annoncés et l'Autorité n'a toujours pas rendu sa décision sur le sujet, laissant passer la période cruciale des négociations tarifaires annuelles », insiste le Pdg de Nestlé-France.

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