Les ventes des constructeurs automobiles ont nettement reculé au mois d'août aux Etats-Unis, notamment par un effet de comparaison par rapport au mois d'août 2009 lorsque la prime à la casse était encore en place.

En août, General Motors a enregistré des ventes en baisse de 25% sur un an aux Etats-Unis à 185 176 véhicules, et en repli de 7,6% par rapport à juillet 2010. Néanmoins, en excluant Pontiac, Saturn, et Hummer, en train d'être fermées, et Saab, en cours de cession, le recul des ventes de GM n'est que de 11%.

Le constructeur automobile américain Ford a affiché des ventes aux Etats-Unis en baisse de 11% en août sur un an, à 157 503 véhicules, et en repli de 7,5% comparé à juillet.

Le constructeur japonais Toyota a annoncé des ventes aux Etats-Unis en chute de 31% en août sur un an, à 148 388 véhicules. La semaine dernière, Toyota a dû rappeler 1,13 million de modèles de sa voiture vedette Corolla en Amérique du Nord pour un problème de moteur. Les ventes de Honda et Nissan ont dégringolé respectivement de 30% et de 11% en août.

Chrysler tire son épingle du jeu en août

De son côté, le groupe américain Chrysler, qui est désormais contrôlé par le constructeur automobile italien Fiat, est parvenu à faire progresser ses ventes de 7% en août sur un an, à 99 611 véhicules, malgré la suppression de la prime à la casse.

Pour ce qui est des parts de marché aux Etats-Unis, celle de GM a diminué à 18,6% en août contre 19% un mois plus tôt et 19,4% un an auparavant, celle de Toyota est passée à 14,9% en août contre 16,1% en juillet et 17,8% en août 2009. En revanche, celle de Ford a progressé sur un an à 15,8% contre 13,9%, et est restée stable par rapport à juillet, et celle de Chrysler a nettement augmenté à 10% en août, contre 8,9% en juillet et 7,4% en août 2009.

Les responsables des ventes de GM aux Etats-Unis ont indiqué s'attendre à 'une reprise modeste et irrégulière' de l'économie américaine, et prévoir des ventes sectorielles de 11,5 à 12 millions de véhicules aux Etats-Unis cette année. Les consommateurs américains se montrent assez prudents à ce stade de la reprise économique, selon eux.