Xavier Bertrand s'est démarqué du constructeur automobile français Renault. Sur France Inter, le ministre du travail, a réagi à l'initiative de Renault d'avancer la retraite de certains salariés à 58 ans sous le motif de la pénibilité du travail. Les syndicats avaient alors accusé le constructeur de déguiser ses plans sociaux. Pour Xavier Bertrand, l'Etat ne participera pas au financement de cette mise à la retraite anticipée.

Le ministre emboite le pas de Raymond Soubie dans un entretien aux Echos. "L'Etat ne doit pas mettre un centime dans cette histoire. Les entreprises peuvent faire des préretraites, mais elles sont beaucoup plus taxées qu'avant". L'ancien conseiller social du président de la république a regretté la décision de Renault: "cette annonce est assez inopportune, alors que nous sommes en train de démontrer que l'emploi des seniors peut se développer même en France.