Le marché automobile américain se porte mieux. Ou du moins, il est parvenu à conjurer sa dégringolade puisqu'avec 11,6 millions de véhicules écoulés, les Etats-Unis sont encore loin des 16 à 17 millions d'immatriculations vendues avant la crise. En 2010, les ventes ont ainsi augmenté de 11%. General Motors a profité de cette embellie et a vu ses immatriculations augmenter de 7% à 2,21 millions d'unités. Ford et Chrysler font mieux et leurs ventes s'envolent de 17% chacun avec, respectivement, 1,96 millions d'unités, et 1,08 millions.

Toyota limite les dégâts, malgré le scandale des rappels massifs de voitures, et accuse un recul de 0,4% de ses ventes à 1,76 millions de voitures. Le constructeur japonais perd ainsi la seconde place sur le podium. L'allié de Renault, le japonais Nissan, voit ses ventes augmenter de 18% (908 milles voitures). Le groupe Hyundai-Kia poursuit sa percée sur le deuxième marché automobile du monde avec des ventes en hausse de 22% à 895 milles voitures.

Côté européen, les groupes allemands ne perdent pas la main, notamment les groupes de luxe qui affichent de plus petits volumes, mais des valeurs largement plus élevées. Le groupe Daimler vend 13% de voitures en plus, Porsche annonce une hausse de 29%, et BMW de 10%. Volkswagen qui veut se relancer sur ce marché en lançant plusieurs projets d'usines, a pu constater que ses ventes ont grimpé de 21%.

Les constructeurs américains s'attendent à une poursuite de la hausse du marché et tablent sur un marché à 13 millions d'unités en 2011.