Voici les chiffres que tout le monde attendait. Les ventes automobiles en Europe en 2010. Comme attendus, ils ne sont pas bons, et il y a très peu de surprises sur l’évolution des différents groupes. Ainsi, les ventes de voitures particulières ont baissé de 5,5% avec 13 360 599 immatriculations dans l’Union Européenne. L’association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) remarque que l’année 2010 marque la fin des derniers dispositifs de subventions publiques mis en place en 2009 afin de conjurer les effets de la crise. Elle relève également des inégalités géographiques. «Alors que l’Espagne et le Royaume-Uni voient leur marché croître respectivement de 3,1% et 1,8%, l’Allemagne enregistre une baisse de 23,4%», explique l’ACEA dans un communiqué. L’Italie et la France accuse des baisses respectives de 9,2% et 2,2%. «La plus grosse augmentation a été observée en Irlande où le marché à augmenté de 54,7%, mais après avoir baissé de 62% en 2009», ajoute le communiqué. C’est la Bulgarie qui enregistre la plus forte baisse (-28,9%).

Par marques, le groupe Volkswagen continue à tenir le haut du pavé et gagne 0,01 points avec 21,2% de parts de marché. Toutes ses marques progressent ou restent stable, sauf la marque Volkswagen qui perd 0,3 points à 11,1% de parts de marché. Le groupe Fiat accuse une forte baisse et passe de 8,8% à 7,7% de part de marché. Les marques Fiat et Lancia enregistrent des ventes en baisse de 17 et 19%, tandis que les ventes d'Alfa Roméo ont baissé de 1,4% seulement. Les grandes marques de luxe ont su tirer leur épingle du jeu sur un exercice où les primes à la casse ont peu soutenu le marché, en tout cas moins qu’en 2009. BMW a conquis 5,4% du marché automobile européen contre 4,8% l’année précédente, tandis que Daimler a gagné 0,2 points à 4,9%.

Hyundai-Kia bat Toyota

Parmi les groupes étrangers, les performances sont inégales. Le groupe General Motors qui cartonne en Asie et a redressé la tête aux Etats-Unis est stable mais perd les 0,2 points de parts de marché que lui conférait sa filiale Saab vendue en début d’année 2010. La marque Ford recule de 8,9 à 8,1% avec des ventes en baisse de 14%. Nissan poursuit sa conquête du continent et s’accapare désormais 2,9% du marché contre 2,5% l’année précédente. Enfin, le très offensif groupe Sud-Coréen Hyundai-Kia passe de 4,2% du marché à 4,5% et dépasse Toyota dont il se veut le challenger. La marque japonaise est tombée, elle, à 4,2% du marché contre 4,9% un an auparavant avec une baisse de 17% de ses immatriculations.

Les marques françaises, quant à elles, continuent à gagner du terrain. PSA possède 13,5% du marché des voitures particulières de l’Union Européenne contre 13,1 l’année précédente. Mais l’ascension fulgurante de Renault est la plus remarquable. Le constructeur automobile français a gagné 1 point de part de marché à 10,4%. Plus surprenant, Renault doit cette performance plus à sa marque traditionnelle qu’à sa filiale low cost Dacia, qui subi l'effondrement de ses ventes en Allemagne (-54%).