Le marché automobile français commence bien l'année. Le nombre d'immatriculations (VP+VUL) a augmenté de 8,3% en valeur absolue, et de 3,1% en données comparables avec 219 190 immatriculations. Une belle performance en trompe-l'oeil puisque ces données tiennent compte des commandes prises en janvier et livrées seulement en janvier. Autrement dit, le marché automobile français continue à vivre des effets de la prime à la casse. "On estime que ces effets se feront ressentir sur l'ensemble du premier trimestre" nous explique Frédéric Roudier, directeur de la communication du Comité des constructeurs français d'automobiles. "Ce qui est intéressant à noter c'est que l'effet de base n'était pas favorable puisque le mois de janvier 2010 était encore influencé par la prime à la casse à 1000 euros" ajoute-t-il.

Côté constructeurs, le groupe PSA tire son épingle du jeu puisque ses ventes ont augmenté de 11,2% (+12,8% pour Peugeot, +9,4 pour Citroën). En revanche, le groupe Renault déçoit et affiche des immatriculations en baisse de 0,3%, pénalisé par les ventes de la marque au losange (-0,4%). Sa filiale Roumaine Dacia enregistre une hausse de 0,6% de ses livraisons. Le recul est beaucoup plus marqué sur les voitures particulières où la marque Renault affiche une baisse de 1,4%. Le renouvellement de la gamme des Masters dans les VUL a ainsi permis à Renault d'amortir le choc. Pour Frédéric Roudier, le marché des utilitaires se réveille ce qui traduit une amélioration de la conjoncture économique.

Parmi les constructeurs étrangers, le Sud-Coréen Hyundai-Kia confirme sa percée et affiche une hausse de 49% de ses immatriculations. En 2010, le groupe avait dépassé Toyota, son rival déclaré, sur le continent européen. Le constructeur japonais a d'ailleurs reculé de 5,2% en janvier. La marque Opel rebondit et voit ses livraisons VP/VUL s'envoler de 39%. Nissan grimpe dans les mêmes proportions. Autre surprise, la marque mal en point espagnole Seat a augmenté ses immatriculations d'un quart en janvier.