Jusqu’à présent seul un secrétaire nationale de l’UMP, Dominique Paillé et un syndicat minoritaire FO se sont risqués à demander la démission du PDG de Renault.
Hier le ministre de l'industrie Eric Besson et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT avançaient le fait que l’éviction de M Ghosn de la tête du constructeur automobile aurait un effet déstabilisateur important.

Ces dires sont confirmés par des experts proches du dossier. «Nous ne nous arrêterons pas à cette affaire d’escroquerie présumée» promet un administrateur indépendant influent questionné sur l’importance de cet audit. «Cette crise est révélatrice d’un mauvais fonctionnement au sommet». *

Cependant, aussi loin que l’audit ira, Carlos Ghosn ne devrait pas être menacé.
M Ghosn a pris un tel poids dans l’alliance Renault-Nissan que sa place semble tout simplement pas négociable. «Carlos Ghosn est irremplaçable au Japon» estime un pionnier de l’alliance. Or Nissan assure plus de 30% des profits de Renault, fait la course en tête de l’innovation sur le véhicule électrique.

D’ailleurs le magazine américain Fast Company vient de lui attribuer la quatrième place des entreprises les plus innovatrices du monde derrière Apple, Twitter et Facebook. Avec un volume de 4 millions, le japonais a permis d’éviter à Renault de rester confiné au statut de constructeur provincial.

Vers 10h45, le titre évoluait à la baisse de 1,43%.