Les constructeurs automobiles Renault et Nissan songeraient à mettre en place une holding commune, selon le Nikkei qui cite Carlos Ghosn, président des deux groupes. Dans le cadre de leur alliance, le constructeur français Renault détient actuellement 44% du constructeur japonais Nissan qui possède 15% du français.

L'organisation d'un tel projet nécessiterait une période de transition de deux à trois ans avant sa mise en place, rapporte le journal. Cette entité serait la première regroupant d'importants groupes automobiles de pays différents au sein d'une structure unique. Cependant, le constructeur nippon a démenti tout projet de holding commune regroupant Renault et Nissan.

'Un article publié jeudi dans le Nikkei correspondait à une erreur d'interprétation d'un long entretien au cours duquel M. Ghosn a déclaré que la structure de l'alliance Renault -Nissan resterait dynamique', a expliqué le groupe japonais. S'agit-il d'un simple problème 'd'interprétation' ou d'un signe de divergence stratégique ?

Selon le projet cité par le Nikkei, le fabricant russe AvtoVaz, détenu à 25% par Renault, ainsi que les filiales roumaine et sud-coréenne du groupe français, Dacia et Renault Samsung Motors, seraient également concernées par la holding unique. D'après le quotidien nippon, dans l'intérêt des actionnaires, Renault et Nissan continueraient de bénéficier d'une cotation séparée.

Ce jeudi vers 9h05, le titre Renault bondissait de près de 2%, à 39,49 euros, soit la plus forte hausse du CAC 40 qui gagnait 0,25%, à 4 034 points.