Le chiffre d’affaires de l’équipementier automobile a augmenté de 33% à 2 milliards d’euros, le résultat net a progressé de 26% à plus de 90 millions d’euros. « L’impact des évènements dramatiques survenus au Japon a été minime sur notre activité. Nous avons eu quelques craintes aux mois d’avril et de mai mais les systèmes logistiques d’approvisionnement ont bien réagi dans le monde » a déclaré ce matin sur BFM Business Laurent Burelle, PDG de Plastic Omnium.

L’année 2001 est donc bien engagée et les perspectives de croissance sont de ce fait confirmées. «Nous avions annoncé une forte croissance en 2011 à l’occasion de la présentation de nos résultats de 2010. Nous sommes à présent plus confiants, d’autant que la conjoncture économique mondiale semble s être stabilisée» précise le président.

Le moteur des émergents

Pour parvenir à ses fins, le groupe compte notamment, et de manière assez commune, sur le moteur des émergents.
Une coentreprise a été créée avec un des grands constructeurs chinois, Beijing Automotive, le représentant d’Hyundai et de Mercedes dans l'Empire du milieu.
Cette coentreprise permet à Plastic Omnium de renforcer sa position sur le marché chinois, le premier marché d’automobiles au monde, et de s’ouvrir à de nouveaux clients. «Cette coentreprise vise, par ailleurs, à nous permettre de nous élargir à d’autres métiers par la suite» soutient Laurent Burelle.

Les services proposés étant, jusque là, la mise à disposition de systèmes de carburants permettant des économies de CO2 et de NOx et de pièces détachées, portes et pare-chocs.

Une autre porte d’entrée sur les émergents sera permise par le partenariat avec Ford. «Nous étions dans la famille General Motors. Nous avons décidé une fois la crise passée d’être également un fournisseur significatif de Ford. Nous avons repris leur fabrication interne nord américaine. Nous fabriquons en cela tous leurs réservoirs nord américains. Cela nous fait rentrer dans le cercle des fournisseurs de référence et nous permet de croître dans les pays BRIC [ndlr Brésil, Russie, Inde, Chine]» explique Laurent Burelle.

L’innovation, au cœur de la stratégie du groupe


«Le génie humain et la volonté de réduire la consommation et le poids des véhicules sont illimités. On a connu le 30 litre au 100 km. Nous connaitrons le 3 litres au 100 km» assure le président.

C’est pourquoi, la société envisage d’ouvrir un nouveau centre de R&D en France. Le lieu devrait être déterminé d’ici la fin de l’année. «Ce sera plutôt dans le nord» confie toutefois Laurent Burelle.

L’innovation devrait également concerner l'activité de collecte de déchets qui représente 15% des revenus de la société. «Nous sommes le n°1 mondial des poubelles à roulettes. Tous les ans, plusieurs millions de poubelles sont fabriquées. Ce marché est un important marché à potentiel d’innovation. Il faut jeter moins, recycler plus. Plusieurs systèmes existent pour mieux basculer les déchets dans la baine. Notre système, hormis les roulettes sur les conteneurs, ce sont des puces pour tracer les ordures en amont pour les trier et les revaloriser» développe Laurent Burelle.

Le groupe possède une usine de revalorisation de plastiques dans l’hexagone. 35 000 tonnes de plastique sont tous les ans recyclés pour ses propres poubelles.