Un des dirigeants de Suzuki a déclaré dans l’hebdomadaire allemand Automobilewoche, que le groupe voudrait approfondir sa relation avec le constructeur italien Fiat. Déjà en 2005, les deux groupes avaient conclu un accord pour l’équipement de la SX4 (petits crossovers). Puis, il y a un mois, ils s’accordaient sur la fourniture de dizaines de milliers de moteurs diesel au constructeur japonais, permettant à Fiat d’ajouter un modèle Suzuki à son catalogue.

Ce rapprochement ne fait qu’envenimer les relations entre Volkswagen et Fiat, aujourd’hui au point mort. Dans un blog, Osamu Suzuki, directeur général du constructeur de la Swift, illustrait bien l’état d’esprit de son groupe vis-à-vis de Volkwagen, les accusant de vouloir placer «Suzuki sous leur pavillon». Le constructeur nippon a alors rappelé que toute collaboration se faisait à condition que les deux entreprises soient considérées comme «indépendantes et (…) partenaires égaux».

La situation pose problème à Volkswagen, qui aimerait tirer avantage de cette participation. Le groupe allemand, grâce à ce partenariat, entendait bien profiter du leadership du constructeur japonais sur le segment des voitures. Suzuki est également considéré comme un ticket d’entrée sur le marché indien où il est particulièrement bien placé grâce à une joint venture avec le constructeur local Maruti.

Aujourd’hui, vers 17h, le titre Fiat s’échangeait à 6,90 euros, en baisse de 0,29%, dans un marché européen en correction de 0,99%. L’action Volkswagen prenait, quant à elle, 0,76% à 136,6 euros dans un DAX en hausse de 0,37%.