C’est la fête pour le titre Renault qui grimpe de plus de 4% cette après-midi, alors que le Cac 40 poursuit son plongeon de plus de 1,2%. Le contraste est plus saisissant en regardant le parcours du titre Peugeot qui continue à s’écrouler au lendemain de ses résultats semestriels. L’action du premier constructeur automobile français lâchait encore plus de 2% ce matin après avoir fondu de 7,6% hier.

Et pourtant Renault ne sort pas indemne de ce premier semestre marqué par le séisme japonais. Le groupe au losange affiche une marge opérationnelle en baisse de 1 point à 3%. Mais Renault peut se prévaloir d’une hausse significative de son résultat net à 1,253 milliard d’euros (+52%). Le résultat net part du groupe ressort à 1,22 milliard, contre 806 millions pour Peugeot-Citroën. Sur l’exploitation, Renault affiche une plus forte hausse à 772 millions d’euros, mais reste inférieur à celle de Peugeot-Citroën en valeur absolue (1,157 milliard d’euros).

Renault estime que l’effet du séisme au Japon devrait s’atténuer à partir du second semestre. Au premier semestre, le coût de la catastrophe a été chiffré à 150 millions d’euros. L’impact au second semestre est évalué à 100 millions d’euros, soit un chiffre équivalent à Peugeot-Citroën, qui pourtant produit des volumes plus importants. En revanche, le groupe dirigé par Carlos Ghosn prétend avoir compensé une grosse partie de la hausse des matières premières par des effets de réductions de coûts.

Les ventes du groupe se portent bien, et ce, malgré l’effet ristourne des ventes de ces derniers mois en Europe. Le chiffre d’affaires a augmenté de 7,3% à 21,1 milliards d’euros. Le groupe profite de la forte dynamique des pays émergents, notamment l’Amérique Latine et la Russie.

Sur les perspectives, Renault continue à tabler sur un volume d’affaires supérieur à celui de l’année dernière. Le groupe confirme également son objectif d’un free cash flow de plus de 500 millions d’euros pour l’année 2011.