BMW n’est pas encore prêt à céder son titre de numéro mondial des voitures de luxe à Audi. Et pour mieux passer le message, voici les résultats semestriels du constructeur allemand. Le résultat opérationnel ressort à 4,76 milliards d’euros, soit un chiffre plus que doublé par rapport à l’année dernière. La branche automobile a contribué à 86,5% du résultat contre 74% un an auparavant. Le résultat net ressort à 3 milliards d’euros à comparer avec les 1,15 milliard de l’année précédente. Le chiffre d’affaires a progressé de 22% à 33,9 milliards d’euros. BMW voit sa marge opérationnelle passer de 8% à plus de 14%. Autre chiffre probant, le bénéfice net par action est multiplié par 2,6 à 4,59 euros.

Les immatriculations ont augmenté de 19,7% sur le semestre en dépit de fortes disparités géographiques avec 833 366 voitures livrées. Dans le détail, la marque BMW a vu ses ventes augmenter de 18%, tandis que les immatriculations Mini ont bondi de 30% sur six mois. Le groupe peut se féliciter de sa dynamique commerciale dans les marchés émergents, notamment en Chine où les ventes ont explosé de 66% avec 122 000 voitures vendues. En Amérique du Nord, le groupe conforte ses positions avec des ventes en hausse de 17,5% avec 160 000 immatriculations dont 147 000 sur le seul marché américain.

Le groupe progresse même en Europe

En Europe, les performances sont plus atténuées. En Allemagne, la progression atteint 9,2%, 14,3% en Grande Bretagne, et 4% en France. Il faut dire que sur le Vieux Continent, l’offensive d’Audi est beaucoup plus marquée. Sur certains marchés, comme la France, la marque du groupe Volkswagen est devenue numéro un sur le segment des voitures haut de gamme. Globalement, BMW accroît ses ventes de 12,3% en Europe, ce qui n’est pas si mal compte tenu des marges réalisées.

Le groupe Bavarois s'attend à une année meilleure que prévu et table sur une marge opérationnelle de plus de 10%. En revanche, le groupe prévient que le démarrage de nouveaux modèles impliquera des réajustements de l'appareil productif et induira une contraction des volumes au second semestre. Le groupe compte sur "l'amélioration de la structure des coûts" pour maintenir son objectif de marge.