Le dispositif du bonus/malus automobile devrait se durcir l’année prochaine en raison de son coût jugé trop élevé pour les finances publiques. «Comme l'a indiqué le Premier ministre, le bonus-malus, dont le principe est naturellement préservé, sera, je cite François Fillon, ‘ajusté’ pour garantir l'équilibre budgétaire du dispositif en 2012», a déclaré le ministre de l’industrie, Éric Besson, mardi à l'issue d'une table ronde avec les principaux acteurs de la filière automobile française.

Différentes options sont sur la table : une réduction du « bonus » attaché aux véhicules à faible émission, un durcissement du « malus » sur les véhicules les plus polluants, ou encore une baisse des seuils d’émission, ce qui permettrait en tout état de cause d’alléger la facture pour l’Etat. Le dispositif aurait coûté 500 millions d’euros en 2010.

Pas de suppression pure et simple

«Il faut que ce dispositif ne coûte plus rien à l'État. Je vais donc proposer que l'on institue le principe que l'on ne dépensera pas plus en bonus que ce que l'on récupérera en malus. L'ajustement sera automatique»
, avait indiqué fin août le rapporteur général (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez.

Eric Besson a précisé que les aides à l’achat de véhicules électriques ou hybrides devraient être préservées. «La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et moi-même plaidons pour ne pas modifier les aides au véhicule électrique et hybride. J'ai le sentiment d'être entendu par le Premier ministre et je suis donc très optimiste», a-t-il souligné.

Son optimisme est partagé Philippe Varin, président du directoire de PSA «Le gouvernement, malgré les contraintes auxquelles il est confronté, va maintenir un bonus substantiel (...)», a estimé ce dernier en marge de la table ronde.

Vers 15h50, Renault perd 2,5% à la Bourse de Paris, tandis que Peugeot abandonne 2,7% sur un marché en baisse de 0,5%.