Comme prévu, le bonus-malus écologique sera durci en 2012. A compter du 1er janvier de l’année prochaine, les conducteurs achetant un véhicule polluant seront plus lourdement taxés, et les autres devront opter pour un véhicule électrique ou hybride s’ils veulent continuer à bénéficier des mêmes avantages que cette année.

Pour les petites citadines plutôt économes, le bonus sera moins intéressant. Il passera de 600 à 400 euros pour les voitures émettant entre 60 et 90 grammes de CO2 par kilomètre (Citroën C3, Renault Twingo, VW Polo,...) et de 300 à 100 euros pour celles émettant entre 90 et 105 grammes (Citroën C3 selon cylindrée, Renault Clio, Opel Corsa,...). A l’autre bout de la gamme, des véhicules comme le Porsche Cayenne, l’Audi A8 ou la Jaguar XK verront leur fiscalité écologique alourdie. Le malus passe ainsi de 2600 à 3600 euros pour les véhicules les plus polluants.

Bilan mitigé
De quoi « rééquilibrer » le dispositif du bonus-malus, qui aurait coûté 500 millions d’euros à l’Etat en 2010 et qui doit être neutre en 2012. «Conformément aux engagements du Premier ministre, les ajustements décidés permettront d’assurer l’équilibre budgétaire du dispositif», a indiqué le ministre de l’industrie, Eric Besson, ce mardi lors de l’inauguration du salon Equip’Auto à Villepinte.

D’après le magazine Challenges, le bonus-malus aura coûté 1,4 milliard d’euros à l’Etat depuis sa mise en place en octobre 2007, pour un résultat plutôt mitigé. Si le niveau d’émission des voitures vendues en France a effectivement baissé, c’est dans les mêmes proportions qu’en Allemagne et en Grande-Bretagne où aucune incitation fiscale, si ce n’est une prime à la casse, n’a été instaurée. Reste que la France affiche aujourd’hui le niveau moyen d’émission le plus bas parmi ses voisins : 127,4 grammes de CO2 par kilomètre contre 146,2 grammes en Allemagne et 138,9 grammes en Angleterre.