Chez PSA, toutes les branches sont dans le vert, sauf… l’automobile ! Le groupe français affiche donc un chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre à 13,45 milliards d’euros (+3,5%). Sur neuf mois, la progression atteint les 7,7% à 44,6 milliards d’euros.

Dans le détail, C’est Faurecia qui contribue le plus à accroître le chiffre d’affaires. L’équipementier automobile a vu ses ventes augmenter de 16% sur le trimestre et de 18% depuis le début de l’année. Les ventes de Gefco ont augmenté de 7% et celles de PSA Finance se sont accrues de 6,2%. L’enfant malade du groupe est également la plus importante.

L'automobile, enfant malade...

La branche automobile accuse une baisse de 1,6% des ventes sur le trimestre à 9,3 milliards d’euros. Les marques Peugeot et Citroën constatent une baisse de leurs ventes en volume (-2,5%). Les marchés émergents ne seront pas parvenus à compenser le ralentissement en Europe. Certes, le groupe français est essentiellement implanté sur les marchés les plus en difficultés à savoir France, Italie, Espagne. Mais la direction préfère s’attarder sur des problématiques logistiques et d'approvisionnements : «le mois de septembre a été marqué par la rupture d’approvisionnement d’un fournisseur de vis du groupe qui a touché l’ensemble des usines européennes pour 45 000 véhicules». Le communiqué poursuit sur des effets de changes défavorables en Argentine, au Royaume-Uni et en Turquie.

La stratégie de montée en gamme a été payante puisque le mix-produit (+5,6%) a permis de compenser une partie de la baisse de ses volumes. Ce mix est cependant fortement atténué par les mesures de baisses de prix sur l’entrée de gamme, notamment les C3 qui forment de gros volumes de ventes.

En Chine, le marché a fortement décéléré cette année. Le taux de croissance est de 7% sur les trois derniers mois, contre des taux à deux chiffres les années précédentes. Peugeot superforme toutefois le marché et croît de 12%.

Un plan d'investissements et un plan d'économies!

En Amérique Latine, le groupe maintient son allure et voit ses ventes progresser de plus de 8% (+16% depuis le début de l’année). D’ailleurs, d’après Les Echos, Peugeot pourrait doubler ses investissements au Brésil, soit près d’un milliard d’euros d’ici à 2015. Il s’agit de doubler les capacités du groupe sur ce marché émergent dont il détient près de 6% de parts de marchés. Cette annonce contraste avec l’annonce d’un plan de réductions des coûts de 800 millions d’euros en Europe : 400 millions sur les achats et 400 millions sur les frais fixes. Philippe Varin, PDG du groupe, a indiqué que ce plan d’économies ne sera pas sans conséquences sur l’emploi et pourrait viser «10% des effectifs en Europe», soit à peu près 5 000 personnes. Il faut dire que le groupe a déjà annoncé des mesures de chômages techniques dans ses usines d’Aulnay-sous-Bois et de Trsnava en Slovaquie.

Dans ce contexte, le constructeur automobile français est contraint de réviser ses prévisions à la baisse. Son objectif de cash-flow passe de équilibré à négatif, tandis que ses résultats seront tout justes à l’équilibre contre nettement positif auparavant.