Après un léger rebond en octobre, le marché automobile français est reparti à la baisse le mois dernier. Le nombre de nouvelles immatriculations a diminué de 7,6% par rapport à novembre 2010, à 179 160 unités, a annoncé jeudi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Sur les onze premiers mois de l'année, le marché automobile français affiche une baisse de 0,3% par rapport à la période correspondante de 2010. Ce recul est lié à la fin des effets de la prime à la casse et touche en particulier les ventes de petites voitures, précise le CCFA.

Dacia: +26,9%

Le détail des ventes confirme les difficultés persistantes de PSA Peugeot Citroën, dont les ventes de voitures neuves aux particuliers ont baissé de 15,4%, un repli deux fois plus marqué que celui du marché. De son côté, le groupe Renault fait un peu mieux que l'ensemble du marché français, avec un recul de 7,2% de ses ventes, toujours grâce au succès de Dacia (+26,9%). La marque au losange, elle, voit ses ventes baisser de 13,8%.

Face à ce ralentissement, les deux groupes ont recours au chômage partiel dans un certain nombre de leurs usines. PSA a par ailleurs annoncé le 15 novembre un plan de 5000 suppressions de postes en France, sans licenciement.

Dans une note de recherche publiée ce matin, Morgan Stanley a relevé sa recommandation sur Renault à « Surpondérer », estimant que les risques de ralentissement du marché automobile européen ont déjà été pris en compte par les investisseurs et soulignant l’apport de Nissan, l’allié japonais, aux bénéfices du groupe. S’agissant de Peugeot, le bureau d’études maintient son conseil « Sous-pondérer » et abaisse son objectif de cours de 14 à 11 euros.

Vers 11h15, les deux titres sont en hausse sur le CAC 40 : Renault grimpe de 1,7% tandis que Peugeot s’adjuge 1,2%.

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