Les effets d'annonce se poursuivent au salon automobile de Détroit, et alors que le secteur automobile connaît de réelles difficultés. Pour mémoire, Carlos Ghosn, le PDG de l'alliance Renault-Nissan estimait à 3% le recul du marché européen en 2012, après une année 2011 particulièrement rude.

De son côté, Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat et directeur général de Chrysler, ne s'attend pas à mieux cette année que l'an dernier. Les constructeurs automobiles cherchent donc toujours de nouveaux relais de croissance, or c'est justement toute l'ambition de Renault dont le patron a indiqué ce mardi lors du salon automobile se tenant à Détroit, qu'il entendait vendre en Chine à partir de 2014-2016.

Pour cela, le groupe doit encore recevoir l'autorisation des régulateurs chinois qui lui permettra d'entamer sa production de véhicules dans un pays où il n'est présent qu'à travers la vente du 4x4 Koleos. Logiquement en effet, Renault avait délaissé cette zone géographique au profit de son allié japonais Nissan.

Par ailleurs, Carlos Ghosn a précisé que l'actuel partenaire en Chine de Nissan, Dongfeng, serait également celui de Renault. L'objectif de Renault est donc bel et bien de redresser la barre à l'aide de nouveaux relais de croissance notamment dans les pays émergents ou à fort potentiel à l'instar de la Chine, comme le groupe l'avait laissé entendre début 2011 dans son plan stratégique.

A Paris, le titreRenault prend 3,42% à 29,160 euros.