Le cas Faurecia divise les analystes. En début de semaine, Goldman Sachs a réitéré sa recommandation d’Achat (« Conviction Buy ») sur l’équipementier automobile français, tablant sur des résultats semestriels nettement supérieurs aux attentes grâce à la demande des pays émergents. Le bureau d’études affiche un objectif de cours à douze mois de 40 euros, près de trois fois le cours actuel.

D’autres analystes se montrent beaucoup plus prudents. Chez UBS, on souligne la hausse de l’endettement du groupe qui pourrait avoir un impact sur les résultats. « Depuis novembre, Faurecia a réalisé trois emprunts obligataires pour 740 millions d'euros (45% de sa capitalisation boursière actuelle) entraînant une forte hausse de ses charges d'intérêts nette (+50%), augmentant le risque de baisse de ses résultats et réduisant sa capacité à générer des liquidités », explique la banque dans une note parue ce matin.

Vers une augmentation de capital? 


L'équipementier dispose encore d'une certaine flexibilité par rapport à ses engagements financiers mais une augmentation de capital pourrait permettre au groupe de faire face à son carnet de commandes et de renforcer son bilan, ajoute UBS qui ramène son objectif de cours à 16 euros au lieu de 21, tout en maintenant sa recommandation « Neutre ».

Pour Natixis, qui maintient sa recommandation d’Achat et son objectif de cours de 25 euros, « le principal défi pour Faurecia est la croissance de son carnet de commandes qui est très importante depuis plusieurs années et qui ne semble pas ralentir aujourd’hui (+46% en 2010, +34% en 2011) ». Mais « alors que le marché semble se focaliser sur une éventuelle augmentation de capital, improbable à nos yeux, nous estimons qu’une cession de l’activité Extérieur (qui regroupe les blocs avant, pare chocs, etc..) pourrait être une autre piste beaucoup plus intéressante». La banque précise qu’une telle cession interviendrait « au plus tôt » en 2013.

Vers 14h40, le titre chute de 6% à 14,05 euros, effaçant ses gains du début de semaine.