Le joli mois de mai n’a pas été faste pour les constructeurs automobiles français.  « Ce n'est pas un bon mois, ces jours en moins, avec les ponts et les élections, ont pesé lourdement », explique François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles. « Les gens n'ont pas acheté beaucoup de voitures, ils avaient autre chose à faire. »

Le CCFA a ainsi comptabilisé 165 776 immatriculations, un chiffre en baisse 16% par rapport à même mois de l’année précédente. Corrigée du nombre de jours ouvrés, la baisse ressort à 2,9%.

Après un début d'année plombé par le contrecoup de la fin des primes à la casse, les immatriculations avaient limité en avril leur repli à 1,6%, l'arrivée de nouveautés ayant permis de redresser progressivement les commandes. Sur les cinq premiers mois de 2012, la baisse du marché automobile français ressort à 17,2% en données brutes et à 15,6% en données corrigées des variations saisonnières.

Les immatriculations du groupe PSA Peugeot Citroën ont rechuté de 28,5% le mois dernier, après un rebond de 8,9% le mois précédent. Celles de Renault ont mieux résisté (-12%) grâce à Dacia. Néanmoins, le niveau des commandes enregistrées le mois dernier devrait se révéler « assez morose », a souligné le directeur commercial France de Renault, Bernard Cambier.

Vers 14h05, l’action Renault cède 1,5%, celle de Peugeot 1,7% sur un marché parisien en baisse de 2%.