L’avenir de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois semble plus que jamais compromis. Hier à l’issue d’une table ronde réunissant au ministère dirigeants, syndicats du groupe et élus locaux, le maire d’Aulnay s’est dit très inquiet. « Nous avons l'extrême crainte que ce soit fin juillet, au moment de ces indications sur les résultats du groupe, que soit annoncée l'éventuelle, la probable fermeture du site d'Aulnay », a déclaré Gérard Ségura à des journalistes.

L’usine, qui compte 3000 salariés, est le plus gros employeur de Seine-Saint-Denis. PSA a déclaré à plusieurs reprises que l’avenir du site n’était pas assuré au-delà de 2014, date à laquelle s’arrêtera la production de la Citroën C3. « Maintenant, on ne sait plus si c'est décembre 2014, juillet 2014 ou janvier 2014, on s'aperçoit qu'il y a une accélération de l'aggravation et, à partir de là, une réponse de moins en moins précise de la direction » a déploré Gérard Ségura.

Mesures de soutien?

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a convoqué mardi le PDG de PSA, Philippe Varin, pour un faire un point sur la situation. Il n’a pas fait de commentaire à l’issue de son entrevue avec le directeur industriel du groupe, hier. PSA s’est également refusé à tout commentaire.

Le groupe, qui a vu ses ventes baisser l’année dernière, est dans une situation financière délicate. Très présent sur le segment des petites voitures fabriquées notamment à Aulnay, il subit de plein fouet la concurrence mondiale. Il a déjà engagé un plan de réduction d'effectifs, de cessions d'actifs et d'économies.

Vers 16h10, le titre avance de 2,9% à la Bourse de Paris sur un marché en hausse de 0,8%. A l’appui de ce rebond, une information révélée par latribune.fr selon laquelle le gouvernement français envisage des mesures fortes de soutien au secteur automobile, qui favoriseraient les constructeurs nationaux au détriment de leurs concurrents allemands et permettraient de « regagner 500 000 véhicules (produits en France) par an ».