C’est un mariage en trombe que s’apprêtent à célébrer les constructeurs allemands Porsche et Volkswagen. Initialement, les deux groupes avaient prévu de fusionner à la fin de l'année dernière, mais ils avaient dû reporter sine die leur projet en raison de plaintes déposées par des investisseurs américains contre Porsche.

Ils ont semble-t-il décidé de passer outre ces plaintes et ont annoncé mercredi leur fusion « probablement dès le 1er août ». Volkswagen va débourser 4,46 milliards d’euros pour acquérir les 50,1% de Porsche qu’il ne détient pas encore et ainsi consolider 100% du constructeur de Stuttgart.

En décembre 2009, Volkswagen avait acquis 49,9% de la branche voitures de sport de Porsche pour 3,9 milliards d'euros dans le cadre d'un accord permettant à la maison-mère Porsche SE, criblée de dettes, d'éviter l'insolvabilité.

Une nouvelle pépite pour VW

Pour rappel, Porsche avait précédemment essayé de prendre le contrôle de Volkswagen, en rachetant une participation de plus de 50% dans ce dernier assortie d'options sur actions VW. Mais face à une dette de 10 milliards d'euros et aux difficultés liées à la crise économique, Porsche a dû se résigner à accepter ce projet de fusion avec VW.

Selon le patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, cette fusion « est bonne pour Volkswagen, bonne pour Porsche et bonne pour l'Allemagne en tant que pays industriel ». Elle aura « clairement » un impact positif sur le bénéfice de Volkswagen. Porsche est en effet le constructeur automobile le plus rentable du monde, avec une marge opérationnelle de 17,5% et un bénéfice net de 1,46 milliard d’euros en 2011. Il constituera la dixième marque du groupe Volkswagen aux côtés d’autres noms de prestige come Bentley, Bugatti, et Lamborghini mais aussi des marques plus grand public VW, Seat, Skoda, et Audi.

Vers 11h40, l’action Volkswagen gagne 5,9% à la Bourse de Francfort, tandis que Porsche empoche 0,9% sur un marché en hausse de 0,5%.