PSA Peugeot Citroën va-t-il devoir faire appel à l’Etat ? Le premier constructeur automobile français, numéro deux européen, est au cœur des inquiétudes après la confirmation d’un nouveau repli de ses ventes au premier semestre.

Sur les six premiers mois de 2012, PSA a écoulé 1,6 million de véhicules, un chiffre en baisse de 13% par rapport à la même période de l’année dernière. Les trois-quarts de cette baisse sont imputables au marasme du marché automobile européen. « Le groupe est toujours pénalisé par un mix marché défavorable : les marchés traditionnellement les plus porteurs pour les marques Peugeot et Citroën (France, Espagne, Italie) sont en crise profonde », explique PSA dans son communiqué.

En outre, le groupe a arrêté ses livraisons de pièces détachées à l’Iran, ce qui affecte également les ventes globales.

Le groupe dément avoir demandé une aide

Dans ce contexte, la Tribune.fr cite vendredi Philippe Bonnin, pressenti pour prendre la présidence de l'Association des collectivités sites d'industrie automobile (Acsia), selon lequel PSA demande un prêt public, ce qu'a démenti le groupe. « PSA et Philippe Varin démentent avoir demandé un prêt à l'Etat », a déclaré un porte-parole du constructeur.
M. Bonnin n’exclut pas une prise de participation de l’Etat au capital de PSA, alors que le groupe s’apprête à annoncer de nouvelles mesures d’économies qui pourraient déboucher sur la fermeture d’une ou plusieurs usines en France.
Contrairement à Renault, dont l'Etat français détient 15% environ du capital, PSA est une entreprise privée contrôlée par son principal actionnaire, la famille Peugeot avec 25,2% du capital. Au début de l’année, il a noué un partenariat avec le numéro un mondial des ventes, General Motors, notamment pour accélérer sa croissance sur les marchés émergents. 

"Défendre nos positions"

« Dans un contexte très tendu sur les marchés automobiles en Europe, notre stratégie de montée en gamme et de globalisation se révèle plus que jamais pertinente. Avec nos lancements récents - la Peugeot 208, la Citroën DS5, la technologie hybride diesel sur les Peugeot 3008 et 508 et la Citroën DS5 - et à ceux qui restent à venir cette année – la Peugeot 301, les Citroën C-Elysée et C4L ainsi que la nouvelle C3 en Amérique Latine -, nous avons les véhicules pour défendre nos positions en Europe et poursuivre notre expansion dans les pays émergents », souligne Frédéric Saint-Geours, Directeur Général des Marques, cité dans le communiqué.

Le groupe, qui prévoyait fin avril une amélioration de ses ventes au second semestre, n’a rien dit de tel ce vendredi. Il publiera ses résultats complets du premier semestre le 25 juillet.

Vers 11h15, le titre recule de 6,1% à la Bourse de Paris, lanterne rouge d’un CAC 40 pratiquement à l’équilibre.