«Le marché de l’automobile européen décline de manière dramatique» a commenté le responsable du personnel d'Opel, Holger Kimmes, dans un communiqué.
Les ventes de véhicules d’Opel en Europe ont plongé de 15% à 457 630 véhicules entre janvier et juin. Le constructeur a, qui plus est, perdu environ 938 d’euros avant impôt, par véhicule vendu au cours de la première moitié de l’année.

Pour faire face à ces difficultés, la société s’est entendue avec les représentants des syndicats de travailleurs pour arrêter sa production pendant 20 jours, entre septembre et décembre, au sein de sa principale unité de fabrication à Rüsselsheim (qui compte 13800 salariés) et de son unité d’équipements à Kaiserslautern (2500 salariés).

Cette mesure a été prise dans le cadre d’un programme du gouvernement allemand selon lequel certaines entreprises sujettes à de graves perturbations sont habilitées à abaisser le nombre d’heures travaillées, à condition de maintenir les postes. Le gouvernement rémunère ainsi les heures perdues des salariés.

«Un assouplissement des heures de travail ne sera vraisemblablement pas suffisant pour compenser le recul de production au sein de l’unité de Rüsselsheim » s’est inquiété M Kimmes.

Ainsi cette réduction du temps de travail ne devrait être qu’une première mesure correctrice qui permet de donner un délai de répit à Opel.

Une vague de licenciement pourrait bien suivre pour résoudre les problèmes structurels auxquels est confronté le constructeur automobile. C’est du moins ce que pensent les analystes de Commerzbank.

La maison mère d’Opel, General Motors, aurait perdu 747 millions de dollars au niveau de ses activités en Europe l’année dernière. Elle aurait ainsi ainsi confrontée à une hausse des coûts fixes et à une capacité de production excédentaire.