PSA va-t-il devoir quitter le CAC 40 ? La question se pose, d’après plusieurs analystes, en raison des piètres performances boursières du constructeur automobile ces derniers mois.

« La rumeur prend corps d'une sortie du CAC par le comité scientifique le 7 septembre pour cette ex-star de l'industrie française », a commenté vendredi Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse, cité par l’agence Reuters.
Dans une note publiée en début de semaine, Exane BNP Paribas avait mis le feu aux poudres, affirmant que l'action PSA pourrait sortir du CAC 40 le mois prochain en raison de sa faible capitalisation. Le groupe automobile pourrait être remplacé par Solvay, le chimiste belge qui a racheté Rhodia début 2011.

"Double peine"


Une porte-parole de PSA avait estimé lundi qu'une sortie du CAC 40 serait une double peine pour le groupe étant donné la conjoncture et les actions qu'il a mises en oeuvre pour redresser la situation. Les volumes du titre risqueraient en effet de diminuer, ne serait-ce qu'à travers le retrait des fonds indiciels qui doivent répliquer les valeurs d'un indice dans leur portefeuille.

« Ce ne serait que technique. En outre, les entreprises sorties du CAC 40 sont en général des sociétés en retournement et re-rentrent dans l'indice quelques temps après, en général », tempère Florent Couvreur, analyste chez CM-CIC Securities. Depuis la création du CAC 40, plusieurs valeurs sont ainsi sorties de l'indice avant d'y revenir, comme Alstom (sortie en avril 2002 avant de revenir en juillet 2006), Pernod Ricard (novembre 1997 / mai 2003), Legrand (mai 2000 / décembre 2011) ou Cap Gemini (novembre 1993 / février 1998).

L'action PSA recule tout de même de plus de 7% depuis le début de la semaine contre moins de 2% pour le CAC 40. Ce vendredi en début d’après-midi, elle reste lanterne rouge avec un repli de 3,7%.