PSA Peugeot Citroën quittera l’indice des principales capitalisations françaises, le CAC 40, le 24 septembre prochain. Quelles conséquences cette décision du conseil scientifique des indices peut-elle avoir sur le titre ?

Selon Christophe Boucher, économiste pour la banque privée Neuflize OBC cité par l’AFP, il pourrait y avoir une baisse de l'action à court terme car de nombreux gérants pratiquent une gestion « indicielle », c'est-à-dire qu'ils achètent automatiquement l'ensemble des titres du CAC 40. Si PSA sort, ils le vendront pour se placer sur le nouvel entrant, à savoir le groupe de chimie Solvay. «Passé cet effet temporaire, il est tout à fait envisageable que le titre connaisse une meilleure performance», estime-t-il.

Cette analyse est partagée par Xavier de Villepion, vendeur d’actions chez Global Equitites. « Le marché avait anticipé la sortie de Peugeot du CAC 40 », d’où la bonne résistance du titre ce vendredi (+2,7% vers 12h20). Cependant, on risque encore d’assister, d’ici au 24 septembre à des repositionnements de gérants, indique-t-il.

Le titre risque donc de connaître encore quelques semaines de turbulences. Avant un rebond ? Le groupe d'électronique de défense Thales, sorti du CAC 40 en juillet 2006, avait rebondi de plus de 30% durant les six mois suivants, soit une performance près de deux fois supérieure à celle de l'indice 40 sur la même période (+16%). Mais pour l’heure, aucun analyste n’anticipe un tel scénario pour PSA, la plupart conseillant de « conserver » le titre en espérant une amélioration des perspectives du groupe vers la fin de l’année.