Qu’arrive-t-il à Renault ? Au mois de septembre, les ventes du groupe France ont fondu de 33,4% par rapport à septembre 2011, où elles bénéficiaient encore des derniers effets de la prime à la casse.

Le constructeur tricolore pâtit plus que ses concurrents de la baisse du marché français, qui s'est encore contracté de 18,4% le mois dernier. A titre de comparaison, la baisse des ventes de PSA Peugeot Citroën n’est « que » de 5%. S’il faut relativiser ces chiffres, qui peuvent être liés à un mois de septembre 2011 particulièrement favorable pour la marque au losange, la tendance suivie depuis quelques mois par Renault est inquiétante. En août, les ventes du groupe avaient déjà plongé de plus de 20% sur un marché en repli de 13,4%, et Renault peine à défendre ses parts de marché.

Depuis le début de l’année, ses ventes sont en baisse de 19,8%, à comparer avec une contraction de 4,3% pour Volkswagen ou encore une hausse de 29,2% pour le Coréen Hyundai. Seul Fiat (-26,6%) enregistre un recul plus important de ses ventes en France.

Pas de rebond en vue


Renault compte sur le lancement de sa Clio IV, l’une des « stars » du Mondial de l’Automobile qui s'est ouvert ce week-end à Paris, pour reprendre pied. Le groupe affiche un objectif de 350 000 à 400 000 ventes par an pour ce seul modèle, dont les premières livraisons sont attendues début octobre. Mais son PDG Carlos Ghosn s’est montré pessimiste sur l’évolution du marché français et européen dans les prochains mois. « Malheureusement, nous ne voyons pas d'amélioration l'an prochain: le marché (européen) sera au mieux stable ou, plus probablement, légèrement en baisse », a-t-il précisé dans une récente interview au Figaro.

Le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) table quant à lui sur une baisse de 12% du marché automobile français cette année, contre 10% prévus précédemment.