Il ne fait pas bon vendre des voitures en Europe en ce moment, surtout lorsqu'on est un constructeur français. Le marché des nouvelles immatriculations dans l’Union européenne s'est contracté de 10,8% en septembre, son plus fort recul des douze derniers mois, a indiqué mardi l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea).

Les pays les plus touchés sont l’Espagne (-36,8%) et l’Italie (-25,7%), suivies de la France (-17,9%) et de l’Allemagne (-10,9%). Seul le marché britannique se maintient en croissance (+4,3%).

Au niveau des constructeurs, Renault enregistre un nouveau plongeon de ses ventes, -29,5% dans les 27 pas de l’UE par rapport à septembre 2011. Le recul est encore plus marqué en France avec un repli de 33%. A titre de comparaison, les ventes de PSA ne baissent « que » de 8,1%, celles de Volkswagen de 8%, tandis que Fiat accuse un repli de 18,5% en septembre.

Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a prévenu fin septembre que Renault risquait de manquer son objectif de ventes mondiales cette année à cause du repli du marché européen. Ce dernier est attendu en baisse de 8% sur l’ensemble de l’année. Pour la marque au losange, ce sera sûrement davantage.

Vers 11h45, le titre Renault cède 2% à la Bourse de Paris, sur un marché en hausse de 0,4%.