Fiat a bien fait de racheter Chrysler. Si le groupe italien affiche un solide bénéfice au troisième trimestre (286 millions d’euros) c’est grâce à la santé retrouvée du groupe américain qu'il a racheté en 2009.

Le bénéfice trimestriel de Chrysler a en effet atteint 381 millions de dollars contre 212 millions à la même période de 2011, grâce à une hausse de 29% de ses ventes aux Etats-Unis. Une performance à contre-courant des autres marques du groupe (Lancia, Alfa Romeo) qui voient leurs ventes baisser en raison du marasme du marché européen. Fiat détient 58,5% de Chrysler, le solde appartenant à un trust du syndicat United Auto Workers (UAW). Sur les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice net du groupe atteint 1 milliard d’euros, là-encore grâce à cette participation. Sans elle, Fiat aurait accusé une perte de 800 millions !

Le groupe italien peut ainsi confirmer ses objectifs annuels, qu’il ramène cependant au « bas de la fourchette originale ». Il table sur un chiffre d'affaires d'environ 83 milliards d’euros en 2012, un bénéfice net de plus de 1,2 milliard d’euros et une dette industrielle d'environ 6,5 milliards.

Chrysler, lui, prévoit un bénéfice net d’1,5 milliard de dollars. Une véritable renaissance pour le constructeur de Détroit, propriétaire des marques Chrysler, Dodge, Ram trucks, ou encore Jeep, qui avait bien failli disparaître pendant la crise de 2009. Ses concurrents profitent eux aussi du rebond des ventes automobiles aux Etats-Unis. Le deuxième constructeur automobile américain, Ford, a annoncé mardi un bénéfice trimestriel record de plus de 2 milliards de dollars et les résultats de General Motors, numéro un mondial et allié de PSA, sont attendus en forte hausse.