PSA a officalisé lundi la cession de Gefco, sa filiale de logistique, au groupe public russe de chemins de fer JSC Russian Railways. Ce dernier va débourser 800 millions d’euros pour acquérir 75% de Gefco, le reste restant la propriété de PSA.
Avant de procéder à ce rachat, prévu d’ici la fin de l’année, Gefco versera à PSA un dividende exceptionnel de 100 millions d'euros.

Le premier constructeur automobile français récupérera ainsi 900 millions d’euros au total de cette opération qui lui permet d’éponger la perte de 819 millions d’euros enregistrée au premier semestre. La vente de trois quarts des parts de Gefco boucle son programme de cession d’actifs (1,5 milliards d’euros), après la cession de la société de location de voitures Citer et d'actifs immobiliers. « Il n'y a pas d'autres cessions prévues », a indiqué le PDG, Philippe Varin. Mais le plus dur reste à faire pour PSA : redresser ses ventes et parvenir à un accord avec les syndicats sur la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois et la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Hexagone.

Gefco était l’une des filiales les plus rentables de PSA. La société, qui achemine les véhicules du groupe partout dans le monde, emploie 9 400 personnes dont 4 500 en France. Son rachat va lui permettre « de diversifier sa base commerciale, notamment en Russie, en Chine en Inde, et en Amérique latine (...) et réduire sa dépendance sur le secteur automobile », a assuré M. Varin. L’opération a été approuvée par les salariés. « Au sein de Gefco, chacun comprend le pourquoi de l'opération et réalise qu'il s'agit d'un projet à long terme et d'un partenariat durable », a ajouté Luc Nadal, le patron du logisticien, dont le siège restera en France.

Vers 16h20, l’action Peugeot gagne 1,7% à la Bourse de Paris, après avoir touché vendredi un nouveau plus bas de 25 ans.