Nissan Motor a réduit mardi de 20% sa prévision de bénéfice net annuel, à 320 milliards de yens (3,12 milliards d'euros), pour tenir compte du plongeon de ses ventes en Chine en septembre et octobre sur fond de différend territorial entre Pékin et Tokyo.

La demande chinoise pour les voitures japonaises a été pratiquement divisée par deux ces derniers mois en raison des tensions liées à un chapelet d'îlots situé en mer de Chine méridionale, appelé Diaoyu par la Chine et Senkaku par les Japonais, qui ont réveillé un profond sentiment anti-japonais dans l'ex-Empire du milieu. Nissan a ainsi vu ses ventes plonger de 41% en octobre en Chine, son principal marché.

« Nous observons progressivement des signes de reprise (en Chine) », a toutefois déclaré Toshiyuki Shiga, directeur général adjoint du groupe. « Les clients
commencent à revenir chez les concessionnaires. »

Pour tenir compte de ce trou d’air, le constructeur japonais a réduit sa prévision de ventes annuelles (exercice clos fin mars 2013) à 5,08 millions de véhicules au lieu de 5,35 millions.

Pour l’heure, ces mauvaises nouvelles ne semblent pas affecter le titre Renault, qui rebondit de 1,1% au lendemain d’une baisse de 1,7%. Le constructeur français a annoncé en avril dernier un partenariat avec le chinois Dongfeng, déjà partenaire de Nissan, en vue de son implantation en Chine. Il espère ainsi profiter de la croissance de ce marché et du soutien des autorités de Pékin au développement du véhicule électrique.