La dégringolade de Renault se poursuit sur le marché européen. En octobre, les ventes du groupe ont chuté de 21,2% dans l’Union européenne, soit la plus mauvaise performance parmi les constructeurs généralistes, d’après les chiffres de l'Association des constructeurs automobiles européens (Acea) publiés vendredi.

Depuis le début de l’année, le groupe accuse un repli de 18% de ses ventes en Europe où sa part de marché est tombée à 8,3%. En France, la chute est encore plus spectaculaire : -26,4% le mois dernier et -20% sur les six derniers mois. L’absence de nouveaux modèles, hormis la Clio IV lancée en octobre, pèse sur les ventes de marque au losange. Dacia, la marque à bas coût, est celle qui s’en sort le mieux avec un repli de « seulement » 7,1% de ses ventes le mois dernier. Avec le lancement d’ici la fin de l’année des nouvelles Sandero et Logan, la marque roumaine pourrait continuer à soutenir les ventes du groupe. Mais le renouvellement de la gamme Renault (Megane, Scenic, Twingo…) risque, lui, de se faire attendre. A court terme, la marque française mise tout sur le succès de la Clio IV.

Des marchés très contrastés

De son côté, PSA accuse une baisse de 5,1% de ses ventes en octobre et de 12,2% sur dix mois. Malgré ses difficultés financières, le groupe confirme le succès de ses nouveaux modèles comme la Peugeot 3008 et la Citroën DS. Il reste cependant très exposé aux marchés d’Europe du Sud (Italie, Espagne…), tout comme Renault.

Le seul point positif pour les constructeurs français réside dans le repli un peu moins marqué du marché européen en octobre, qui pourrait marquer le début d’une amélioration. Les ventes ont été très dynamiques au Royaume-Uni (12,1%) et stables en Allemagne, le plus gros marché en volumes. La dégradation s’est poursuivie en France (-7.8%) en Italie (-12.4%) et en Espagne (-21.7%)

Contre toute attente, le titre Renault grimpe de 1,8% vendredi vers 11h40, prenant même la tête du CAC 40 devant Michelin (+1%). Peugeot, lui, se replie de 0,6%.