Depuis le début du mois de novembre, PSA commercialise en Turquie deux nouveaux modèles, la Peugeot 301 et la Citroën C-Elysée, destinés à lui ouvrir les portes des marchés émergents. Le constructeur automobile français espère ainsi rattraper son retard à l'international, où il ne réalise que 39% de ses ventes contre 50% pour Renault. C'est d'autant plus important que les marchés s'effondrent en Europe de l'Ouest, ce qui le place dans une situation difficile, et qu'il prévoit de fermer une usine en France à Aulnay-sous-Bois.

« La 301 est un des fers de lance de l'internationalisation » de la marque Peugeot, a assuré son directeur Maxime Picat, devant des journalistes spécialement conviés en Turquie. Le premier modèle de cette berline "compacte' sera proposé à 10 000 euros et sera commercialisé, après la Turquie, en Afrique, en Europe de l’Est, en Russie, et Amérique latine, dans les DOM et au Moyen-Orient. Pour l’heure, la marque n’a pas prévu de vendre la 301 en Europe de l’ouest. « Mais, si les clients la veulent, on la leur vendra », a souligné Maxime Picat. Peugeot pourrait ainsi suivre la même voie que Renault et sa marque Dacia : au départ, celle-ci était réservée aux marchés émergents mais elle a rapidement été commercialisée en France avec succès. La C-Elysée, conçue sur la même base que la 301 (elle-même conçue à partir de la 208), démarrera à 13 700 euros.

Les deux modèles sont produits en Espagne, à Vigo, mais à terme leur fabrication sera partagée à 50/50 entre l’Espagne et la Chine, a précisé PSA. C’est ce qui explique en partie leur faible coût. « Un bon 30% » des composants viennent de France, a cependant souligné M. Passignani, le responsable du projet.
PSA espère atteindre 300 000 ventes en 2014 sur ces deux voitures (environ 150 000 pour chaque modèle). Mais la concurrence sur ce segment s'annonce rude avec des acteurs déjà bien imlpantés comme le sud-coréen Hyundai, l'américain Chevrolet, Renault (Dacia) ou encore Volkswagen.