Après un énième repli des ventes en décembre, le marché automobile français a terminé l’année 2012 sur un sombre bilan : à peine 1,9 million de voitures particulières ont été immatriculées sur les douze derniers mois, soit une baisse de 13,9% par rapport à 2011, d’après des chiffres provisoires publiés mercredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Il faut remonter à 1997 pour trouver un aussi faible niveau.

Les causes de cette dégringolade sont, d’une part, la fin des aides à l’achat qui avaient soutenu le marché en 2011, d’autre part la baisse du moral et du pouvoir d’achat des ménages. Le coup de frein est également sensible chez les professionnels, avec une baisse de 10,5% des ventes de véhicules utilitaires légers.

« Toutes les marques généralistes reculent, tandis que celles haut de gamme se maintiennent », a déclaré à l'AFP un porte-parole du CCFA. « La chute des ventes de véhicules utilitaires légers et des camions est très inquiétante car elle montre un ralentissement de l'économie », a-t-il ajouté.

En 2013, le comité s’attend à « un marché au mieux comme celui de 2012 », autrement dit déprimé, même si le gouvernement a annoncé un renforcement du bonus-malus écologique en faveur des véhicules les moins polluants. Ce bonus-malus pourrait être une planche de salut pour les constructeurs français, qui ont vu leurs ventes dégringoler de 19,4% en 2012 (-17,5% pour PSA ; -22,1% pour Renault), alors que les groupes étrangers n’affichent qu’un repli de 5,7%.

Vers 11h00, Renault gagne 0,7% et Peugeot 1,4% sur un marché parisien en hausse de plus de 2%.