Ce mardi, Faurecia continue à profiter de la rumeur d’une sortie du groupe PSA de son capital. Vers 14h40, le titre s’adjuge 3% tandis que celui de Peugeot reste stable, au lendemain d’une hausse de plus de 5%.

C’est le courtier CM-CIC qui a relancé la rumeur, récurrente, d’une séparation du constructeur et de l’équipementier automobile. « PSA va probablement devoir vendre (sa participation de 57,4% dans) Faurecia », estime CM-CIC, qui évalue le montant de l’opération entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros. Plusieurs équipementiers seraient intéressés par cette participation, comme le canadien Magna ou Hyundai Mobis, filiale du coréen Hyundai Motor.

En 2012, PSA a déjà cédé pour 1,5 millliard d'euros d'actifs, parmi lesquels sa filiale de logistique Gefco, le loueur Citer et des actifs immobiliers. Le PDG du groupe, Philippe Varin, avait indiqué en décembre qu'aucune autre cession n'était prévue. Toutefois, le ministre de l'économie Pierre Moscovici a estimé dimanche que le groupe devrait certainement "aller plus loin" dans son plan de redressement et certains analystes jugent d'autres cessions inévitables.

Un mouvement sectoriel

Une vente de Faurecia donnerait une bouffée d'oxygène à PSA, qui a perdu chaque mois 200 millions d'euros en cash entre l'été 2011 et l'été 2012. Selon CM-CIC, elle serait également « positive » pour Faurecia « et permettra notamment au groupe d'avoir un réel rôle à jouer dans son secteur d'activité et de revaloriser son cours de Bourse ». Sixième équipementier automobile mondial, Faurecia a bâti des positions de leader dans plusieurs segments comme les sièges, les tableaux de bord ou encore les systèmes d’échappement. Au premier semestre, il dégagé un résultat opérationnel courant de 303 millions d'euros, tandis que la division automobile de PSA accusait sur la période une perte de 662 millions d'euros.

En cas de séparation, PSA et Faurecia suivraient un mouvement déjà amorcé dans le secteur automobile, notamment chez l'américain General Motors qui a engagé il y a une dizaine d'années son désengagement de sa filiale d'équipements Delphi ou chez Ford avec Visteon. PSA a cependant toujours défendu le principe d'une intégration. 

Le groupe publiera mercredi ses résultats commerciaux pour 2012. Les investisseurs se monteront attentifs à toute indication sur les prochaines étapes du plan de redressement financier du groupe.