Le patron du constructeur automobile allemand Opel, filiale du géant américain General Motors (GM), a répété jeudi que la marque à l’éclair n'était pas à vendre alors qu'elle continue de faire l'objet de rumeurs de rachat. « Opel n'est pas à vendre », a déclaré Thomas Sedran, interrogé par les journalistes en marge du lancement de la production du nouveau modèle d'Opel, l'Adam, à Eisenach, dans le centre de l'Allemagne.

Malgré un plan de restructuration qui s’est traduit par la suppression de 8 000 emplois sur 48 000 en Europe et par la fermeture de son usine d'Anvers (Belgique), en 2010, Opel peine à redresser ses comptes. Au premier semestre 2012, ses ventes ont reculé de 13,6%. M. Sedran a refusé de donner aujourd’hui le chiffre des ventes sur l’ensemble de l’année.

De son côté, PSA a publié lundi des ventes en baisse de 16% en 2012, passant sous la barre des trois millions de véhicules écoulés (voir notre article).

L’hypothèse d’une union entre les deux constructeurs a déjà été évoquée par le passé mais elle aurait été rejetée par GM qui souhaite maintenir une présence forte en Europe. Il n’y a « pas de discussions » pour vendre Opel, a répété le PDG du groupe américain Dan Akerson , dans un entretien paru mardi dans le Wall Street Journal. GM avait pourtant tenté de vendre Opel début 2009, alors qu'il était lui-même en grande difficulté, avant de faire volte-face.

De son côté, le directeur des marques de PSA, Frédéric Saint-Geours, a affirmé mercredi qu’un rachat d'Opel n'était « pas à l'ordre du jour puisque nous avons présenté mi-décembre ce que nous faisions avec GM ». Les deux groupes ont signé des accords pour trois projets communs de plateformes ou de véhicules, et « c'est là dessus que nous travaillons », a-t-il insisté.

Vers 16h20, le titre Peugeot cède 1,8% à la Bourse de Paris sur un marché quasiment stable.