Toyota règne à nouveau sur l’automobile mondiale. Après deux années noires marquées par des rappels massifs de véhicules, le tremblement de terre au Japon et les inondations en Thaïlande, les ventes du constructeur japonais ont bondi de 22% à 9,7 millions d’unités en 2012. Elles devancent celles de General Motors (+2,9% à 9,2 millions) et de Volkswagen (+11% à 9,07 millions).

Toyota a profité du rebond du marché japonais suite au tsunami mais aussi d’une forte hausse de ses ventes en Amérique du nord (+27%). Afin de tourner la page de ses déboires aux Etats-Unis, il s’est engagé à verser une indemnité de 1,1 milliard de dollars aux milliers de clients qui ont vu la valeur de leur voiture chuter suite aux campagnes de rappel successives intervenues depuis 2008.

En 2013, le groupe s’attend à vendre 9,91 millions de véhicules. Ses poursuivants se montrent plus prudents. «Les incertitudes actuelles vont s’intensifier en 2013», «les marchés restent difficiles et la concurrence se renforce», a indiqué le responsable des ventes de Volkswagen Christian Klingler, dont le groupe n'a pas été épargné par la crise que traversent les marchés automobiles européens. La firme allemande a pourtant de sérieux atouts pour aller titiller GM et Toyota, à commencer par un plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur les cinq prochaines années et de solides positions dans les marchés émergents.

Un marché en croissance


De son côté, General Motors a enregistré de bonnes performances en 2012 sur le marché nord-américain (3,9%) ainsi qu’en Chine (+11%). En Europe, la situation reste très compliquée pour sa filiale Opel qui pourrait devoir fermer des usines. « Opel n'est pas à vendre et n'est pas à donner non plus », a martelé lundi le PDG de GM, Dan Akerson, suite à de nouvelles rumeurs de rapprochement avec le français PSA.

Le marché automobile mondial devrait croître de 6,6%, à 15,3 millions d’unités, d’après un consensus d’analystes. La bataille entre Toyota, General Motors et Volkswagen promet d’être cette année encore acharnée. Renault-Nissan pourrait s’y mêler, même si les résultats de l’alliance devraient être moins brillants que ceux de ses concurrents en 2012. Le groupe publiera vendredi ses ventes pour l’année écoulée.