La course à la voiture propre est (re)lancée. Après BMW et Toyota la semaine dernière, c’est au tour de Renault/Nissan, Daimler (Mercedes) et Ford d’annoncer un projet de développement en commun de véhicules électriques à pile à combustible. Cette technologie consiste à produire de l’électricité directement à bord du véhicule, à partir d’hydrogène et d’oxygène – deux ressources disponibles en quantité illimitée. Les voitures ainsi propulsées ne rejettent que de la vapeur d’eau.

« Les véhicules électriques à pile à combustible sont de toute évidence la prochaine étape qui viendra en complément des véhicules électriques à batterie, dans notre industrie qui ambitionne une mobilité plus durable », a expliqué Mitsuhiko Yamashita, le vice-président exécutif de Nissan. Même si elle est déjà disponible sur un certain nombre de véhicules, la technologie demeure très coûteuse et inadaptée à la production automobile de masse. En associant leurs efforts, les trois partenaires espèrent accélérer son développement et aboutir au « lancement dès 2017 des premiers véhicules électriques à PAC (ndlr : pile à combustible) abordables de grande série au monde ». Toyota et BMW espèrent, eux, aboutir en 2020.

Nissan, Daimler et Ford précisent qu’ils investiront à parts égales dans le projet, dont le montant n’a pas été dévoilé. Les travaux d’ingénierie, à la fois sur la pile et sur le système de pile à combustible, seront menés à bien conjointement par les trois sociétés sur trois continents (Amérique, Europe, Japon). Le partenariat portera également sur le développement en commun d’autres composants et organes pour véhicules électriques afin de créer des synergies supplémentaires.

Avec 2017 en ligne de mire, les trois constructeurs entendent provoquer une mobilisation générale dès aujourd’hui. « Cette collaboration constitue un message clair adressé aux fournisseurs, aux décideurs et à l’industrie pour encourager le futur développement de stations de ravitaillement en hydrogène et d’infrastructures indispensables à la commercialisation à grande échelle de ces véhicules », expliquent-ils. Ils espèrent également fixer les normes, notamment en matière de composants, qui s’imposeront à tous les autres constructeurs.